Agence de Presse de l'Amérique Latine

Israël détruit le seul laboratoire pour diagnostiquer la Covid-19 à Gaza

Ramallah, 18 mai (Prensa Latina) Une nouvelle attaque de l’armée israélienne contre le territoire palestinien de Gaza a détruit hier le seul laboratoire qui effectuait des tests pour détecter le SARS-CoV-2, responsable de la Covid-19, selon des sources officielles. 

Le ministre de la Santé de l’enclave, Yusuf Abú Rish, a déclaré à la presse que le site avait cessé ses activités après que des missiles israéliens aient frappé la zone.

Il a expliqué que la cible de l’attaque était le bâtiment Faisal al-Shawa, situé dans la rue en face du laboratoire, mais que l’immeuble avait été touché.

Des médias ont indiqué que seulement un pour cent de la population de la Bande de Gaza a été vaccinée contre la Covid-19 et les experts craignent une nouvelle vague de la maladie par la concentration de personnes dans les abris pour se protéger des bombes et des missiles.

À cet égard, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en garde contre le risque élevé de contracter la maladie mortelle en raison du nombre de personnes déplacées et des dommages causés, y compris la destruction de routes qui entravent le déplacement des ambulances.

L’organisme de santé a en outre indiqué qu’au cours des derniers jours, Israël avait lancé 91 attaques contre des cibles sanitaires à Gaza, où 222 Palestiniens ont déjà été tués et 6 mille 46 blessés par des éclats d’obus.

Au milieu de la dénonciation croissante des gouvernements du monde entier, le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a salué le travail des forces armées et a annoncé que les attaques se poursuivraient.

'L’ordre est de continuer à frapper les cibles', a déclaré Netanyahou, ajoutant avoir approuvé les 'plans opérationnels'.

À l’ONU, Cuba a appelé à l’unité au sein du Mouvement des pays non alignés en proposant de resserrer les rangs avec la Palestine occupée et en solidarité avec son peuple qui a besoin du soutien et de l’action de la communauté internationale face à la barbarie sioniste.

Pedro Luis Pedroso, représentant permanent de la nation des Antilles auprès des Nations Unies, a jugé honteux que le Conseil de Sécurité de l’ONU, chargé de veiller au maintien de la paix et de la sécurité internationale, ait tardé des jours pour convoquer une réunion publique sur cette question.

peo/oda/jcd