Agence de Presse de l'Amérique Latine

Biden sur la même ligne que Trump contre Cuba

Washington, 8 juin (Prensa Latina) Le président Joe Biden est sur la même ligne que le gouvernement de Donald Trump en maintenant une politique anticubaine, a estimé la semaine dernière le site strategic-culture.org. 

Biden a été élu comme une alternative à Trump. Comment cela fonctionne-t-il en termes de politique étrangère des États-Unis ?, questionne la publication en affirmant que la Maison Blanche a jusqu’à présent donné tous les indices que ses politiques à l’égard de Cuba ne s’éloigneront pas de celles de l’administration Trump.

En mars de cette année, précise le site, des fonctionnaires nord-américains ont dit à Reuters que Cuba n’est pas un thème prioritaire de politique étrangère pour Biden.

La déclaration était restée ouverte à l’interprétation jusqu’à récemment, lorsque Washington a décidé de maintenir l’île sur sa liste unilatérale et diffamatoire des États qui parrainent prétendument le terrorisme, précise strategic-culture.org.

Il y a quelques jours, a été publiée une note signée par le secrétaire d’État nord-américain Antony Blinken certifiant au Congrès des États-Unis les pays qui ne coopèrent pas pleinement aux efforts antiterroristes, parmi lesquels Cuba, l’Iran, la Syrie, le Venezuela et la République populaire démocratique de Corée, a précisé strategic-culture.org.

À cet égard, le ministre cubain des Affaires Étrangères, Bruno Rodriguez, a déclaré : « Il s’agit d’une accusation totalement infondée et politique qui prétend justifier l’agression contre Cuba, y compris l’inhumain blocus économique, commercial et financier dont notre peuple a souffert ».

Strategic-culture.org a énuméré des faits qui ont façonné la politique agressive de Washington contre le peuple cubain et a soutenu que 'seuls les États-Unis peuvent déterminer ce que signifie la liberté pour Cuba, dans la rhétorique impérialiste'.

Énumérant les engagements de La Havane dans la mise en œuvre de la Stratégie mondiale contre le terrorisme de l’ONU, le site a souligné que la question n’est pas son engagement dans la lutte contre le terrorisme, mais l’incapacité de Washington à accepter un État souverain, indépendante et socialiste qui résiste à l’ingérence.

De même, le média souligne les États-Unis n’ont jamais visé la Fundación Nacional Cubano Americana (FNCA, Fondation Nationale Cubano-Américaine), un puissant groupe de pression impliqué dans de nombreuses tentatives d’assassinat de Fidel Castro. Comme ils n’ont pas non plus pris de mesures contre les terroristes reconnus Orlando Bosch et Luis Posada Carriles, tous deux entraînés par la CIA, ajoute le site.

En maintenant l’inscription de l’administration Trump de Cuba sur cette liste unilatérale, la Maison Blanche prend une part active à la tentative d’isoler diplomatiquement Cuba, en plus de maintenir les ramifications du blocus illégal des États-Unis contre l’île, a souligné strategic-culture.org.

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