Agence de Presse de l'Amérique Latine

Pressions et chantages des des États-Unis dans leurs attaques contre Cuba

La Havane, 22 juillet (Prensa Latina) Le Gouvernement des États-Unis exerce aujourd’hui des pressions et un chantage contre des pays tiers pour inciter à des déclarations contre Cuba, et ce dans le cadre de son agenda de déstabilisation, selon la dénonciation des autorités de l’île. 

Le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, a divulgué la veille une 'déclaration conjointe' condamnant La Havane et a accusé le Département d’État nord-américain de sa rédaction et de la promouvoir auprès de membres de l’Organisation des États Américains (OEA).

Rodriguez a mis en demeure le secrétaire d’État nord-américain, Antony Blinken, de reconnaître ou de démentir les pressions qu’il exerce sur des pays tiers à cette fin, en les forçant à se joindre à cette déclaration ou à en émettre une similaire.

Ce document témoigne d’une coercition systématique et avec peu de succès, qui les conduit au désespoir, a quant à lui indiqué le titulaire de l’Amérique latine du Ministère des Affaires étrangères cubain, Eugenio Martinez, sur le réseau social Facebook.

La 'déclaration' révélée par les autorités cubaines appelle au respect et aux libertés du peuple de l’île tout en omettant les faits de vandalisme rapportés pendant les émeutes du dimanche 11 juillet à Cuba.

Dans le même temps, le texte exige du Gouvernement de La Havane le respect des droits et des libertés ainsi que la libération des détenus.

Cependant, il ne mentionne pas non plus la campagne lancée sur les réseaux sociaux pour provoquer le chaos dans le pays insulaire, une opération que les autorités cubaines elles-mêmes ont qualifiée de terrorisme médiatique promu depuis les États-Unis avec l’implication du gouvernement de Floride.

Martinez a accusé les États-Unis de chercher à joindre des pays à leur croisade anticubaine pour générer de l’instabilité dans l’île.

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