Agence de Presse de l'Amérique Latine

Gail Walker : « il est important d’aller à Cuba et de connaître sa réalité »

Par Ibis Frade Brito

New York, 12 août (Prensa Latina) Les restrictions imposées à Cuba par les États-Unis affectent aujourd’hui de nombreux citoyens nord-américains qui veulent visiter l’île et connaître leur réalité de première main.


C´est ce que considère la directrice exécutive de la Fondation Interreligieuse pour l’Organisation Communautaire-Pasteurs pour la Paix, Gail Walker, qui est revenue récemment de cette nation caribéenne.

L’important maintenant est d’y aller et de rompre avec ces restrictions qui veulent mettre fin à l’échange, qui veulent empêcher les étasuniens de connaître eux-mêmes la vérité de Cuba, a-t-elle souligné.

Une délégation des Pasteurs pour la Paix était sur l’île en juillet et nous avons eu le privilège, juste au début de la visite, de rencontrer le président Miguel Diaz-canel, a-t-elle expliqué.

Une rencontre a également eu lieu avec le titulaire de l’Assemblée Nationale de Cuba, Juan Esteban Lazo, en plus des nombreuses activités et des échanges de peuple à peuple, a-t-elle souligné.

C’était une visite merveilleuse, beaucoup de gens venaient pour la première fois dans ce pays et étaient très impressionnés, a-t-elle ajouté.

En ce moment, a-t-elle rappelé, quelque 160 étasuniens sont à Cuba dans le cadre de la Brigade Venceremos, qui fête cette année son 50e anniversaire.

L’important est d’aller à Cuba, par tous les moyens possibles, que ce soit avec la brigade, avec les Pasteurs pour la Paix ou dans certaines modalités d’échange, a souligné Walker.

Il faut lutter contre les restrictions et faire face à la politique de plus en plus agressive du gouvernement de Donald Trump, a-t-elle insisté.

Dans le passé, nous avons été en mesure de surmonter d’autres obstacles, et nous continuerons de le faire, a déclaré la directrice exécutive des Pasteurs pour la Paix.

Walker a évoqué un autre programme coordonné par cette organisation interreligieuse qui permet aux jeunes étasuniens à faible revenu d’étudier gratuitement la médecine à Cuba.

Les membres du mouvement de solidarité avec Cuba à New York et dans le New Jersey ont l’intention d’envoyer des lettres à Trump pour demander la levée des nouvelles restrictions aux déplacements, rejeter l’activation des titres III et IV de la loi Helms-Burton et demander la fin de l´embargo.

Depuis le 5 juin dernier, Washington a interdit les voyages éducatifs de groupe, de peuple à peuple, reconnus comme les plus utilisés par les étasuniens pour visiter la plus grande des Antilles.

Il a également mis fin à la route qui s’est développée le plus rapidement pour aller à la nation caribéenne, les excursions en croisière, car à l’avenir ne pourront plus partir vers Cuba les 'avions privés et corporatifs, les paquebots de croisières, les voiliers, les bateaux de pêche et autres avions et bateaux similaires'.

Par ailleurs, le 2 mai dernier, Washington a activé les titres III et IV de la loi Helms-Burton, dans un contexte marqué par une politique plus agressive menée par l’administration Trump.

Comme l’a expliqué la Représentante permanente de Cuba auprès de l’ONU, Ana Silvia Rodriguez, depuis son entrée en vigueur en 1996, la loi Helms-Burton vise à universaliser le blocus par des pressions brutales et illégales contre des pays tiers, leurs gouvernements et leurs entreprises.

C’est ainsi que le gouvernement des États-Unis cherche à asphyxier l’île et à promouvoir les carences de la population dans le but d’imposer un gouvernement qui réponde à ses intérêts, a manifesté Walker.

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